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N° 77 « Les premiers pas de la commune de Bankilaré (4) » par E.K. Hahonou (2009)
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SOMMAIRE
A partir du début des années 1990, les bailleurs de fonds ont incité les gouvernements
successifs du Niger à se mettre sur la voie de la décentralisation. Au terme d’un long
processus préparatoire, la décentralisation a finalement été mise en oeuvre. Après la première
expérience manquée des élections locales de 1999 et le coup d’Etat qui s’en est suivi, il a fallu
attendre 2004 avant que de nouvelles élections locales soient organisées et que la première
étape consistant en l’installation des communes soit atteinte. Ce temps d’attente a été mis à
profit par certains groupes d’acteurs sociaux pour se réapproprier la réforme, et notamment
les chefs traditionnels et les ressortissants. Au Niger chacun voulait sa commune et au terme
de longues tractations beaucoup l’ont obtenue. 265 communes recouvrant l’intégralité du
territoire nigérien ont ainsi été créées. Parmi ces créations, le cas de la communalisation de
Gorouol et Bankilaré s’est très tôt posé comme particulier et conflictuel (la « commune sans
territoire de Bankilaré » cf. Hahonou, 2002). Cette particularité s’est prolongée jusqu’aux
élections de juillet 2004 qu’il fallut reprendre en octobre de la même année du fait des
irrégularités qui avaient caractérisé le premier scrutin. Pourtant au-delà des spécificités de ces
deux communes, « il y a beaucoup de Gorouol et Bankilaré au Niger » disent les autorités
nationales en charge de la décentralisation, à l’heure d’un premier bilan.
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Laboratoire d'Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales le Développement
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